GABON : APERCU GLOBAL DU SECTEUR PETROLIER

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La rente pétrolière du Gabon a entamé son déclin en 1997 (18,7 millions de tonnes)
pour atteindre 13 millions en 2005, soit 259 000 barils/jour.
Même si la hausse du prix du pétrole permet aux recettes d’augmenter,
la mise en production de nouveaux champs pétroliers et les efforts pour maximiser la récupération des champs existants ne parviennent pas à compenser la baisse de production des champs principaux.
Sauf découverte de nouveaux gisements dans les prochaines années,
le Gabon pourrait bientôt sortir de l’ère pétrolière...

Depuis 2003, avec une trentaine de champs exploités et des réserves estimées à 3,5 milliards de barils,
la production s'est stabilisée à 13,5 millions de tonnes,
représentant encore 45 % du PIB, 80 % des exportations et 55 % des recettes fiscales.

Total Gabon était en 2005 le premier opérateur pétrolier du pays
avec une production de 110 000 barils/jour (sur un total de 260 000 b/j),
suivi de Shell (55 000 b/j) et Perenco (42 000 b/j).
Derrière ce trio de tête, une vingtaine d'autres sociétés pétrolières se sont installées au Gabon,
parmi lesquelles quatre nouveaux venus depuis 2004 :
le chinois Sinopec, les sud-africains Rockover et Mvelaphanda ainsi que le français qui monte, Maurel et Prom.

Le Gabon a signé le 25/11/2005 deux contrats pétroliers avec la société française Perenco
et 4 compagnies indiennes, qui font ainsi leur entrée sur le marché gabonais.

Le contrat indien, signé avec les sociétés Marvis PTE, Oil India Limited, Indian Oil Corporation Limited
et Oil Natural Gas Corporation Limited, vise un bloc de plus de 3.700 km2 situé le long du fleuve Ogooué,
entre les villes de Ndjolé et de Lambaréné, au sud-est de Libreville.

Rebaptisé pour la circonstance Shakti ("puissance divine en langue indienne), ce bloc a fait l’objet de nombreux forages qui ont révélé la présence de brut, mais son exploitation n’avait jusque-là pas été engagée par ses précédents propriétaires faute d’un rendement suffisant.

Le second contrat a été signé le 25/11/2005 avec la société française Perenco, troisième producteur de brut gabonais, et concerne un bloc off-shore de plus de 4.400 km2 au large des côtes sud-ouest du Gabon.

Mais, le Gabon a bel et bien perdu sa place de troisième producteur d'Afrique sub-saharienne
au profit de la Guinée équatoriale.
« Le maintien de la production grâce à l'optimisation des techniques de forage
ne doit pas faire oublier que la perspective de déclin est une certitude »,
résume Jean-Pierre Favennec, économiste à l'Institut français du pétrole (IFP).
Il est difficile d'échapper aux règles de la géologie. Conscientes de cette réalité, les autorités de Libreville misent sur la diversification de l'économie nationale.
Avec un atout de taille : les autres richesses du sous-sol et notamment le manganèse.

Sources : Jeuneafrique.com, diplomatie.gouv.fr
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Gabon2009 21/07/2009 00:53

Continuité ou Changement ?



Le PIB/HAB du GABON est de 10 941,supérieure à celui de l’afrique du Sud,du Ghana,du Maroc.

Indice de Développement du Humain (IDH) du GABON est 0,729 ; Rang (IDH):107 sur 179.

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